threshold[s]


threshold[s]
This work explores how our perceptions and representations of the world are shaped through systems of rules, filters, and thresholds, today largely mediated by algorithmic processes. Rather than depicting a territory, the images render perceptible the conditions through which a surface becomes readable, interpretable, or opaque.
Generated by a single algorithmic protocol, the surfaces correspond to distinct states of one system. Their joint presentation does not seek a unified synthesis, but brings partial and fragmented regimes into relation, whose coherence relies on unstable balances and deliberate discontinuities.
Lines, grids, and textures evoke cartographic and analytical devices without referring to an identifiable geography. They materialize operations of selection, hierarchy, and filtering through which visibility is produced. Black ink masses emerge as zones of saturation, marking the limits of the system and interrupting legibility.
The surface functions as a sensitive skin, locally recording tensions and variations while exposing the structure of the protocol that generates it. threshold[s] does not represent the world as it is, but interrogates how algorithmic systems construct partial, situated, and unstable images—and, in doing so, shape contemporary modes of perception.
threshold[s]
Cette œuvre explore la manière dont nos perceptions et nos représentations du monde se construisent à travers des systèmes de règles, de filtres et de seuils, aujourd’hui largement médiatisés par des processus algorithmiques. Les images ne cherchent pas à décrire un territoire, mais à rendre sensible les conditions par lesquelles une surface devient lisible, interprétable, ou au contraire opaque.
Générées par un même protocole algorithmique, les surfaces présentées correspondent à des états distincts d’un système unique. Leur présentation conjointe ne vise pas une synthèse homogène, mais met en relation des régimes partiels, fragmentés, dont la cohérence repose sur des équilibres instables et des discontinuités assumées.
Lignes, trames et textures évoquent des dispositifs de lecture — cartographiques, analytiques — sans renvoyer à une géographie identifiable. Elles matérialisent des opérations de sélection, de hiérarchisation et de filtrage, par lesquelles le visible est produit. Les masses d’encre noire apparaissent comme des zones de saturation, marquant les limites du système et interrompant la lecture.
La surface agit comme une peau sensible : elle enregistre localement des tensions et des variations, tout en révélant la structure du protocole qui la génère. threshold[s] ne représente pas le monde tel qu’il est, mais interroge la manière dont des systèmes algorithmiques produisent des images partielles, situées et instables — et, ce faisant, conditionnent nos modes contemporains de perception.









